Ménopause et bouffées de chaleur
La ménopause s'accompagne souvent de bouffées de chaleur qui sont particulièrement difficiles à supporter la nuit.
En France, la ménopause concerne aujourd'hui environ
10 millions de femmes dont la moitié doit faire face à des bouffées de chaleur et à des épisodes de sudation nocturne.
Les bouffées de chaleur peuvent également avoir lieu lors d’épisodes de grande émotivité, de poussées d’hypertension ou encore d’allergie.

Elles sont habituellement précédées de céphalées, suivies d’une sensation de chaleur ou de brûlures associées à des palpitations. L’onde de chaleur commence au niveau de la partie supérieure du corps et s’étend ensuite à l’ensemble du corps. Enfin des sueurs profuses apparaissent notamment au niveau de la tête, du thorax et du dos. La durée totale de la bouffée de chaleur dure environ 30 minutes.
Outre le malaise temporaire, les bouffées de chaleur sont souvent responsables
d’insomnie et de fatigue, perturbent le sommeil et provoquent des somnolences en journée.
Mécanisme d’apparition
Le mécanisme physiopathologique est mal connu, toutefois les bouffées de chaleur seraient dues à la diminution de la production d'œstrogènes par l'organisme.
Il semblerait également que le système de thermorégulation de l'organisme (régulation de la température), reçoive l'ordre d'abaisser la température de l'organisme, les bouffées de chaleur et les sueurs en étant le moyen.
Les bouffées de chaleur s'expliquent par une vasodilatation (c'est-à-dire une augmentation du calibre des vaisseaux) s'accompagnant d'une sensation de chaleur dans l'ensemble du corps et par une rougeur de la face qui finit par gagner la région cervicale (le cou) et l'ensemble de la poitrine.
Traitements
De nombreuses femmes sont traitées par substituts hormonaux.
Ces substituts, progestatifs (Estima ou Lutenyl par exemple) et œstrogènes (comme l’Estreva) sont largement prescrits, pour leurs effets positifs sur les symptômes de la ménopause, mais sont aussi décriés par certains spécialistes (ils favoriseraient l’apparition de cancers du sein).
Pour cette raison, beaucoup pensent à la phytothérapie (phytooestrogènes et le soja) voire l’homéopathie (Belladonna, Glonoïnum ou encore Lachesis Mutus).
En complément et au-delà de ces traitements, il est légitime de chercher des solutions pour mieux vivre ce moment de la vie.
L’apport de fraicheur apparait être un moyen légitime pour lutter contre ces manifestations « thermiques ». La plupart des médecins la conseille d’ailleurs sous quelque forme que ce soit.
L’explication physiologique concerne la circulation sanguine.
La fraicheur diffusée viendra contrecarrer la vasodilatation qui survient et par conséquent limitera les bouffées de chaleur en limitant l’apport de chaleur.